ChroNico
ATTERRISSAGE DIFFICILE
Rédigée le 17/06/2010
Tout vient à point à qui sait attendre. En l’absence de son chroniqueur habituel, à savoir votre serviteur, Nico est revenu à ses premières amours et a pris le relais de la rédaction de cette chronico. Chronico dernière du nom pour cette saison 2009-2010.
Aujourd’hui, c’est une espèce de gueule de bois… Le genre lendemain difficile, celle qui fait se dire « Moi le Whisky ? Plus jamais !!! ». L’étrange sentiment qui nous ferait paraitre Captainétienne plus aussi bel homme qu’à l’habitude… Une déception, une tristesse, une frustration… Pourquoi ?
Et bien en ce Dimanche 13 Juin 2010, à St Maixent l’École, l’ESV disputait son troisième quart de finale de Championnat de France en 3 ans, une régularité qui démontre quand même la qualité de ce groupe, contre les Girondins de Captieux… Ca y est, on venait de franchir le sud de la Loire, on allait jouer contre ceux qui prétendent sans cesse avoir une plus grosse culture rugby… Ceux-là… Ce sont les sudistes… Ceux qu’on respecte autant que l’on redoute… Ceux qui les deux dernières fois nous ont battus à la caboche… Ceux qui m’ont fait dire a mon pote Jean-Mat que l’ESV n’était malheureusement « que » le Champion de France du Nord… Ceux contre qui on n’avait pas envie de perdre une troisième fois… Et pourtant après Séverac-le-Château, après Couiza-Espéraza, Captieux allait être notre bourreau…
Des écureuils rouge et blancs… Voilà ce qu’on savait de nos adversaires… Bon, on savait aussi qu’ils avaient dans leurs rangs quelques joueurs qui avaient joués en Elite ou à haut niveau Fédéral… On nous avait même annoncé prendre cher devant… En somme on savait que l’opposition serait redoutable. Le tout sous une ambiance chaude et intense puisque, comme toute bonne équipe du sud qui se respecte, ces derniers s’étaient déplacés avec 2 cars pleins de supporters (déplacer autant de monde aussi loin… ça me laisse rêveur…).
Mais l’ESV ne s’était certainement pas déplacé en mouton de panurge aussi loin de ses bases… C’est en tout cas l’ambiance qui régnait dans le vestiaire, des crampons qui frappent le sol, des crèmes qui suintent le camphre, de l’envie, de l’émotion teintée de frustration et cette électricité qui vous fait signer votre licence chaque année encore et encore depuis près de 17 ans (pour ma part en tout cas…). Tout ça c’est ce qu’on appelle communément… « Le parfum des phases finales… » Et ça n’existe qu’au rugby…
15h… le coup d’envoi est donné. D’emblée, les écureuils mettent la pression, ils jouent devant, en effet, mais nous ne souffrons pas la comparaison… Globalement nous relevons le défi qui nous est proposé… Et c’est sur une de nos fautes dans un regroupement que le buteur adverse se voit offrir la possibilité d’ouvrir le score… Il manque la cible une première fois mais pas la deuxième… 3eme minute… 3-0 pour Captieux… Nous souffrons, nous sommes acculés et force est de constater que nos adversaires du jour bien que jouant beaucoup devant, se débrouillent aussi très bien derrière balle en main… La pression du premier quart d’heure est intense… nous tenons tant bien que mal… Et c’est sur notre habituel point fort, aujourd’hui défaillant que les girondins trouvent la faille… sur une touche mal défendue nos adversaires captent leurs lancer et enchainent une petite cocotte qui emmènent leur talonneur à dames… 13ème minute de jeu 10-0, puis quelques instants plus tard 13-0… Le premier quart d’heure est passé… nous avons cédé un écart qui s’avérera irrattrapables… Quand bien même le jeu s’équilibre. Les temps forts s’équilibrent de chaque coté et nous arrivons quand même à voir les 22 adverses mais les écureuils sont physiques, défendent bien et ne nous laissent que des pénalités difficiles à tenter. Le problème ? Dès lors que Captieux obtient un temps fort, nous commettons des grosses fautes et enchainons les cartons jaunes ou blancs. Au final nous passerons près de la moitié du match en sous-effectif…
Mi-temps… 13-0… Vincent remonte les pendules de chacun. Assurément, une meilleure conquête en touche nous assurerait des lancements de jeu plus confortables, l’écart est là mais il n’est pas insurmontable !
Seconde période… les 15 premières minutes marquerons le point d’orgue de la domination villiéraine. Nous attaquons, jouons, combinons, relançons… mais nous ne marquons qu’une petite pénalité, qui réduit à peine l’écart… 18eme minute 13-3, et la blessure de notre pilier gauche nous oblige à simuler les mêlées restantes… Dès lors le match baisse un peu en intensité, l’envie est toujours là mais les organismes sont fatigués et les Girondins enquillent une pénalité 16-3. Entré en jeu, notre Gunner nous gratifie de quelques ogives d’occupations bien placées et claque un drop de derrière les fagots à la 60ème à croire qu’il a rajeunit en se blessant !!! 16-6, il reste 20 minutes… 20 longues minutes le jeu s’envoie de part et d’autres mais est à chaque fois bloqué par de très bonnes défenses. Et c’est sur la dernières action après un dégagement mal assuré que le 17 adverse contrera le ballon et ira marquer un essai sans opposition… La transformation non-réussite sonnera le glas de l’ESV… Score final 21-6…
Un score final un peu sévère, mais pas illogique dans la mesure où l’opposition était quand même redoutable… Une équipe complète bien organisée devant, rapide et adroite derrière. Pour l’ESV, je dirais juste que l’équipe a été soudée bien que dominée et le courage dont elle a fait preuve est à souligner. L’humeur a la fin du match n’était pas trop à la fête mais ça ne nous a pas empêchés de boire un verre avec notre exilé Langonnais de l’ESV, Jean-Mat’, dont la présence a été appréciée de tous. Il nous aurait d’ailleurs bien dépannés sur la gauche de la première ligne !
Toujours est-il que cette année riche humainement et sportivement aura marqué le retour de l’ESV au niveau qu’elle a quitté, avec l’ambition de monter un groupe solide et soudé en PH et pourquoi pas connaitre à nouveau l’aventure d’un Championnat de France en réserve ou en PH…
Nico
Ps : Mais bien sur que si j’ai parlé d’Etienne… relisez donc le début de la Chro…